Le gouvernement prône l’exclusion, la haine, le rejet, la division …
2 septembre, 2010
clic sur le lien ouvrir le tract solidaires:contre-le-projet-de-loi-inacceptable-mobilisation-generale-le-7-
setembre
Rafles, expulsions, dénonciations, stigmatisations d’une partie de la population, propos haineux, « propositions » totalement démagogiques et inapplicables : le gouvernement a franchi ces dernières semaines un cap dans la mise en œuvre d’une politique qui rappelle les heures les plus sombres de l’Histoire contemporaine.
La succession de déclarations contre les gens du voyage, contre les Roms, et l’amalgame éculé entre immigration et délinquance, sont de misérables calculs politiciens pour flatter une partie de l’électorat. Français-e-s d’origine étrangère et étranger-e-s sont désigné-e-s comme responsables de tous nos maux.
Cette radicalisation vers l’extrême-droite a aussi pour but d’essayer de faire passer au second plan des dossiers bien plus gênants pour les gouvernement : le projet de loi sur les retraites qui attaque directement tous les salarié-e-s, la multiplication des mesures antisociales qui visent à faire payer la crise par la seule population, l’affaire Woerth-Bettencourt, ses milliards d’euros, ses coffres en Suisse, ses enveloppes discrètes, …
Estrosi, « Ministre d’Etat », se permet de déclarer publiquement qu’il faut choisir entre « être français ou voyou » ; il est bien silencieux face à ces voyous de patrons qui jettent à la rue les salarié-e-s, escroquent la Sécurité Sociale, et, par les accidents du travail dont ils sont responsables, tuent au boulot des milliers de travailleurs/ses chaque année !
Si les politiques d’immigration restrictives sont menées de concert dans toute l’Union Européenne, la France est le seul pays à avoir instauré un Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, dont la longueur du titre dissimule mal la véritable vocation liberticide à l’égard des immigré-e-s. Eric Besson, succédant à Brice Hortefeux à la tête de ce ministère, restera comme le serviteur le plus zélé de cette politique sarkozyenne. Après l’échec du débat nauséabond sur l’identité nationale, la fermeture de la « jungle » de Calais, il lance une nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Ce nouveau projet de loi introduit pour les étrangers des régimes d’exception qui vont au-delà des 3 directives européennes, déjà scandaleuses (directives Retour, Carte bleue européenne, Sanctions).
Encore plus détestable que la directive de la honte
La directive « Retour » (que nous qualifions de directive de la honte) prévoit que l’enfermement des migrants, menacés d’expulsion, peut durer jusqu’à 18 mois, mais recommande qu’elle soit la plus courte possible et limitée au risque de fuite du migrant pendant la préparation de son départ. Eric Besson fait du zèle et veut ajouter la possibilité d’allonger le temps en centre de rétention, en passant de 32 jours aujourd’hui à 45 jours, pour des motifs flous de « menace à l’ordre public ». De même, suite à l’arrivée de kurdes sur les côtes corses en janvier 2010, le gouvernement Sarkozy veut élargir le périmètre de la zone d’attente (espace où les étrangers sont en quelque sorte en transit en attendant l’autorisation ou non d’entrer sur le territoire national : il s’agit notamment des aéroports, gares, ports…) au « lieu de découverte des migrants jusqu’au point de passage frontalier le plus proche ».
Limitation du pouvoir du juge des libertés et de la détention
Le juge des libertés et de la détention, contrôle le respect des droits des personnes en cas d’arrestation, de placement en garde-à-vue et de maintien en centre de rétention ou en zone d’attente. Le projet Besson veut donner tout pouvoir à l’administration au détriment du juge, en passant de 48 heures à cinq jours le délai de sa saisine pour décider du bien fondé ou non de la rétention. Quant au cas de nullité pour irrégularité de procédure, celle-ci ne sera possible que si « elle présente un caractère substantiel et au eu pour effet de porter atteinte aux droits des étrangers », et qu’une seule fois, lors de la première comparution devant le juge.
Renforcement du bannissement de la forteresse européenne
L’instauration d’une interdiction de retour dans l’Union européenne, tirée de la directive Retour (pendant une période de 2 à 5 ans), peut se cumuler avec une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Et comme si cela ne suffisait pas, les quelques protections juridiques européennes reconnues aux migrants disparaissent du projet de loi Besson. Ce dernier ne reprend ni les possibilités de recours suspensif, ni les catégories de personnes protégées, ni les règles d’abrogation ou d’annulation de la mesure d’interdiction de retour. Quant au délit de solidarité et d’aide aux étrangers, il subsiste toujours et les poursuites sont toujours possibles.
Le marché aux esclaves qualifiés
La politique « d’immigration choisie » vise à favoriser l’immigration d’une main d’œuvre qualifiée (au minimum à BAC+3) en fonction des besoins du patronat. Mais, dans les branches dites « en tension » où les employeurs ne trouvent pas facilement des « nationaux » acceptant de travailler pour des salaires de misère, le patronat pratique la « délocalisation sur place » en surexploitant une main d’œuvre immigrée sans titre de séjour et sans droits sociaux. Les travailleurs sans papiers en grève pendant 9 mois en 2009/2010 l’ont magistralement dénoncé.
Ils et elles vivent et bossent depuis des années en France, elles et ils doivent être régularisés sur simple demande pour en finir justement avec le dumping social pratiqué par ces employeurs tirant profit de la « misère du monde ».
Citoyenneté sous condition
Les termes du débat entre « assimilation » et « intégration » sont au fondement des choix politiques en matière d’immigration. Depuis 2003, avec les lois Sarkozy, on est passé d’une conception intégrationniste impliquant pour l’Etat une obligation de stabilité juridique envers les étrangers résidant durablement en France, à une logique d’assimilation/injonction déniant toute légitimité à l’identité d’origine et conditionnant le droit de séjour à des gages de bonne conduite « républicaine ». Ce pouvoir discrétionnaire est symbolisé par le contrat d’accueil et d’intégration. En effet, ce « contrat » est un véritable jeu de dupes, car il s’impose aux étrangers mais sans aucun recours contre l’Etat qui ne favoriserait pas l’égalité de traitement avec ses propres citoyens. _
Au contraire, les immigrés sont toujours stigmatisés comme une menace pour la cohésion nationale. Dans le projet de loi Besson, ils doivent donner de nouveaux gages en signant une « charte des droits et des devoirs du citoyen français » et les conjoint-e-s de Français-e-s devront attendre 8 ans avant de pouvoir prétendre à la nationalité française.
Pour une riposte globale
Les combats du Réseau Education Sans Frontières contre l’expulsion des jeunes scolarisés et de leur famille, celui du collectif Uni(e)s Contre l’Immigration Jetable (UCIJ) contre les lois anti immigré-e-s, les campagnes contre le racket des cotisations sociales ou pour la suppression du Ministère de l’Immigration, les grèves des travailleurs et travailleuses sans papiers pour leur régularisation, ou encore les campagnes pour le droit de vote des immigré-e-s, sont autant de fronts de résistance indispensables, pour l’égalité des droits.
Mais si toutes ces batailles partielles permettent d’arracher de nouveaux droits, la question d’une lutte globale ciblant la logique d’ensemble des politiques anti-immigré-e-s et leur fondement idéologique devient cruciale pour qu’advienne un autre « vivre ensemble ». La création d’un front large de mobilisation contre les dernières mesures xénophobes et sécuritaires de Sarkozy est une avancée dans cette perspective. Cette unité doit se retrouver dans les entreprises et les localités pour agir ensemble, concrètement : pour des droits égaux en matière de travail, logement, éducation, santé, vote, protection sociale…
Le gouvernement a recours à la vieille tactique du bouc émissaire, et se sert des étrangers comme épouvantail. Ne laissons pas faire, stoppons cette dérive sans tarder !
Nous n’oublions pas la Première République de septembre 1792, qui fut proclamée suite à la révolution du 10 août 1792 et qui engendra la Déclaration de l’Homme et du Citoyen de juin 1793, porteuse d’une véritable égalité des droits. Nous savons aussi comment les troisièmes et quatrièmes Républiques, notamment à travers les guerres coloniales, mirent à bas ces principes.
Le gouvernement Sarkozy franchit aujourd’hui une ligne jaune que la droite n’avait pas osé piétiner depuis des décennies. L’article 1 de la Constitution proclame que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » : et le gouvernement ose se réclamer de cette Constitution ?
SYNTHESE DE LA REFORME DES RETRAITES
16 juin, 2010
AUGMENTER LA DUREE D’ACTIVITE, EN REPARTISSANT EQUITABLEMENT L’EFFORT ENTRE LES SALARIES
.
1. Porter l’âge légal de droit commun à 62 ans en 2018, en l’augmentant
chaque année de 4 mois à partir de la génération 1951, et augmenter
parallèlement de deux ans l’âge d’annulation de la décote.
2. Relever l’âge d’ouverture des droits dans la fonction publique et dans les
régimes spéciaux :
-
relèvement à 62 ans en 2018 pour tous les fonctionnaires dont l’âge
d’ouverture des droits est aujourd’hui de 60 ans ;
-
relèvement de manière parallèle à l’âge légal de droit commun pour
tous les fonctionnaires en « catégorie active » : passage à 52 ans
lorsque l’âge d’ouverture des droits est de 50 ans ; à 57 ans lorsque
l’âge actuel est de 55 ans etc.
Suite clic sur le lien pour ouvrir le format PDF:synthese-de-la-reforme-des-retraites
DOSSIER de presse
Réforme des retraites 16 Juin
clic sur le lien pour ouvrir le Dossier de Presse format PDF : dossier-de-presse-reforme-des-retraites-16-juin
clic sur le lien pour ouvrir le tract en format PDF tract-solidaires-nos-retraites-quand-tous-les-salaries-ont-le-meme-interet
Le gouvernement prépare une grave remise en cause de nos droits à la retraite. Refusant de s’attaquer aux profits faramineux des actionnaires, il entend faire payer les salarié-e-s : remise en cause de la retraite à 60 ans, forte diminution des pensions, voilà le projet du gouvernement et du patronat !
Surfant sur la « crise grecque », ils annoncent un plan de rigueur, c’est-à-dire d’autres attaques contre les salarié-e-s, les retraité-e-s, les chômeurs/ses, les jeunes, … pour maintenir et même grossir les bénéfices des entreprises et la richesse des plus riches !
Gouvernement et patronat s’attaquent à nos droits à la retraite
Ils affirment que c’est inéluctable pour deux raisons : l’espérance de vie augmente, il y a de plus en plus de retraité-e-s, et il n’y a pas d’argent pour financer le système de retraite. Ils mentent.
L’augmentation de l’espérance de vie est un phénomène très progressif mais qui dure depuis des siècles ; ça n’a rien d’exceptionnel aujourd’hui. N’est-ce pas le sens de l’histoire, du progrès humain, que de bénéficier de quelques années supplémentaires de retraite, si nous vivons un peu plus vieux qu’auparavant ? Sans oublier toutes celles et tous ceux qui meurent au travail ou usé-e-s par le travail, et n’atteignent pas la retraite…
En 2000, 2 salarié-e-s cotisaient pour 1 retraité-e. En 2040, il n’y aura qu’1,25 salarié-e pour 1 retraité-e. Certes, mais chaque salarié-e de 2040 produira, pour le même temps de travail, autant que 2 salarié-e-s de 2000. Il y a donc largement de quoi payer les cotisations d’1 retraité-e, et aussi augmenter les pensions, les salaires, diminuer le temps de travail.
De l’argent, il y en a !
Rappelons que le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40, uniquement pour les années 2007 à 2009, c’est … 212 milliards d’euros !
Il n’y a pas de problème des retraites !
Il y a l’urgence d’une autre répartition des richesses !
clic sur le lien pour ouvrir le tract en format PDF tract-solidaires-nos-retraites-quand-tous-les-salaries-ont-le-meme-interet
Fin de grève chez Visteon
25 mars, 2010
jeudi 25.03.2010, 19:06 - La Voix du Nord
| Métropole lilloise |
Cet après-midi, au quatrième jour de grève, les salariés de l’équipementier automobile Visteonsont parvenus à arracher un accord avec la direction.
NCR n’aime pas les syndicalistes SUD : il les licencie..
26 février, 2010
Fin décembre dernier les « dabistes » (qui alimentent les billets dans les DAB – Distributeurs Automatiques de Billets) étaient en grève, et les ouvriers et techniciens de la maintenance passaient un communiqué par l’intermédiaire de Solidaires et SUD NCR (National Cash Registrer, fabricant américain de DAB) demandant une rallonge de salaire et l’ouverture de négociations, ce qui est tout à fait le rôle des syndicats…
Sauf que ce communiqué de presse a été reçu par l’agence américaine Reuters qui a contacté la Direction NCR pour avoir des explications.
Conséquence immédiate : notre camarade Didier LOUIS, délégué syndical SUD pour NCR, s’est retrouvé licencié sans autre forme de procès, pour une activité syndicale tout à fait normale !
En fait de procès, nous en avons intenté un immédiatement, avec les salariés de NCR, pour exiger la liberté syndicale, quelles que soient les pressions des entreprises. Il n’est pas possible que notre camarade ne soit pas réintégré, à moins de bafouer une loi qui existe depuis maintenant 130 ans !
Source/auteur : Solidaires Industrie
De : SUD NCR
vendredi 26 février 2010
2010, un rendez-vous à ne pas manquer !
16 février, 2010
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/4p_retraites_2010.pdf 
De nouvelles remises en cause de nos retraites sont annoncées en 2010. Celles prises depuis 1993 pour résoudre la question du financement ont entraîné une baisse générale du niveau des pensions qui n’est plus contestée. Cette baisse devrait se poursuivre dans le futur et le décrochage par rapport aux salaires s’accentuer. En 1995, le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire - était de 79 %. Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), il était en 2007 de 72 %. Il devrait passer à 65 % en 2020 et à 59 % en 2050. Toutes les réformes, il est d’ailleurs plus juste de parler ici de contreréformes, ont aggravé les inégalités pour toutes les personnes aux carrières heurtées. Les femmes, qui ont déjà des pensions en moyenne inférieures de 40 % aux hommes, sont particulièrement touchées. On programme donc une paupérisation progressive des futurs retraités.
Mais cela n’est encore pas suffisant pour le gouvernement et le patronat. Après avoir engagé un processus d’allongement permanent de la durée de cotisation en y affectant les deux tiers de la croissance de l’espérance de vie à 60 ans, le gouvernement veut remettre en cause le principe même de la retraite à 60 ans. Il envisage, de plus, de remettre en cause la retraite du secteur public.
Certains projets vont encore plus loin puisqu’il s’agirait de changer radicalement le sens de la retraite par répartition en passant à un régime “par points” ou en “comptes notionnels”. Tous ces projets aboutiraient à une paupérisation encore accrue des futurs retraités.
C’est donc l’avenir de toutes les générations qui est en jeu. Face à un gouvernement déterminé, il faut être encore plus déterminé et préparer les conditions d’un affrontement victorieux qui imposerait le maintien du niveau de vie au moment du départ à la retraite. C’est la responsabilité du mouvement syndical de proposer unitairement les initiatives pour y parvenir.
Travailler plus longtemps
Création d’une UL Solidaires
24 décembre, 2009
Actualité Valenciennes
jeudi 24.12.2009, 05:04 - La Voix du Nord
Une union locale Solidaires regroupant les syndicats SUD du Valenciennois vient de se créer. …
Cette antenne de Solidaires Nord - Pas-de-Calais a pour but de rassembler militants et adhérents des différents métiers des secteurs public et privé, de manière à s’interposer lors des différents conflits. « De nombreux militants de SUD Industrie, SUD Rail, SUD PTT, SUD Éducation, SUD Territoriaux… seront structurés pour répondre à la casse des services publics et des conditions de travail du privé », témoigne Willy Dans, responsable SUD Rail, au milieu sur la photo. •
Revalorisation du SMIC de + 0.5 % au 1er janvier 2010
15 décembre, 2009
clic sur le lien pour ouvrir le format PDF revalorisation-du-smic-au-1-janvier-2010
Xavier Darcos a réuni la commission nationale de la négociation collective et a recommandé une revalorisation du SMIC de + 0.5 % au 1er janvier 2010, portant l’augmentation annuelle du Smic à + 1.7 %
Lire le discours de Xavier Darcos
Xavier Darcos, Ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, a présidé ce matin la séance de la Commission nationale de la négociation collective en présence des représentants des organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et patronales (MEDEF, CGPME, Professions Agricoles, UPA, UNAPL).
Conséquence de la loi du 3 décembre 2008, la revalorisation du Smic intervient désormais au 1er janvier de chaque année. L’année 2009 est à cet égard une année de transition, puisqu’une revalorisation du Smic est déjà intervenue au 1er juillet.
Xavier Darcos a souligné la dynamique des négociations salariales de branche, relancée par la loi du 3 décembre 2008, et ses effets positifs sur l’augmentation des salaires. Il a également repris les analyses du groupe d’experts indépendants qui, à l’unanimité, a préconisé l’application des paramètres légaux. Ces paramètres sont le cumul du taux d’inflation auquel s’ajoute la moitié de la progression de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier.
Présentant les conséquences de cette revalorisation, le ministre a rappelé que la priorité du gouvernement était l’emploi, tout en soulignant que cette revalorisation du Smic correspondait à un gain net annuel de pouvoir d’achat de + 1.3% (compte tenu d’une inflation estimée à +0.4 sur 2009) pour les salariés rémunérés au Smic.
En conséquence, le Smic s’élevait à 8.71 € en janvier 2009, a été revalorisé le 1er juillet 2009 à 8.82 € et pourra être porté au 1er janvier prochain à 8,86 €. Pour un salarié dont la durée du travail est la durée légale hebdomadaire, le salaire mensuel au niveau du Smic était fixé à 1321,02 € en janvier 2009, a été revalorisé le 1er juillet à 1 337.70 € et pourra être porté au 1er janvier prochain à 1343,77 € brut par mois.
