mardi 15.09.2009, 04:47 - La Voix du Nord

 Un accord national sur le paiement des jours chômés a provoqué l’arrêt spontané du travail sur la ligne de montage.

|  RAS-LE-BOL |

La reprise avait été mouvementée, fin août, chez Sevelnord,avec un premier débrayage. La rentrée l’est tout autant : la production est à l’arrêt depuis hier.

 

En cause, la renégociation, à l’échelle du groupe PSA, d’un accord de 2005 sur le paiement des jours de chômage partiel. Celui-ci assurait alors aux salariés le versement de 98 % de leur salaire, hors prime transport et « casse-croûte ». De surcroît, il stipulait que les journées chômées étaient « dues » à l’entreprise. Ce qui signifiait que l’usine pouvait très bien rappeler ses ouvriers un samedi en cas de reprise de l’activité. Avec le nouvel accord, les salariés verront leur salaire moyen baisser de 6 % (soit n’être plus garanti qu’à hauteur de 95 %), et sans possibilité de rappel. Ni une, ni deux, la grogne s’est installée sur la chaîne de montage hier après-midi. Par un effet domino, à 14 h 45, toute la production était à l’arrêt. Pour une fois d’accord,Sud et CGT affirmaient hier que ce mouvement allait bien au-delà du simple mouvement d’humeur. « Ras-le-bol des salariés  », pour le premier. « Gars excédés par le problème des conditions de travail », pour le second. Voilà pour l’ambiance

SOCIAL  Nord éclair

 

Publié le lundi 14 septembre 2009 à 15h52

 clic sur le lien http://www.nordeclair.fr/Actualite/Depeches/2009/09/14/nef-1104390.shtml

 Publié le vendredi 11 septembre 2009 à 19h25

Nord éclair

http://www.nordeclair.fr/Actualite/Depeches/2009/09/11/nef-1103285.shtml

« Les conditions de travail se dégradent de jour en jour », affirme Heni Delhaye, responsable du syndicat Sud. Pour pallier la baisse de production, la direction a réorganisé la production. Les salariés dénoncent, eux, une surcharge de travail, des congés imposés et un nouvel accord sur le chômage partiel qui se traduit par « une perte de 10 % du salaire net », indique Henri Delhaye. « La température monte vraiment et la direction ne veut rien entendre ». Le site industriel emploie environ                         3 000 personnes.

EUROSTYLE EN GRÉVE

7 mars, 2009

    EUROSTYLE EN GRÉVE

 AVEC LE SOUTIENT DE SUD Auto SEVELNORD                            

 

 

      ARTICLE LA VOIX DU NORD DU 7 MARS 2009

 Les salariés d’Eurostyle Lieu-Saint-Amand ont été reçus hier matin en sous-préfecture

Une cinquantaine de salariés de l’automobile et de ses sous-traitants ont passé la matinée devant la sous-préfecture de Valenciennes.
|  SOCIAL |
Comme prévu (notre édition de vendredi), les salariés d’Eurostyle Valenplast, sous-traitant automobile implanté à Lieu-Saint-Amand, se sont rendus hier matin en sous-préfecture de Valenciennes.
Une délégation composée de délégués syndicaux d’Eurostyle (CGT et CFDT), mais aussi de PSA et de Toyota, et emmenée par Jean-Pierre Delannoy, secrétaire général de l’USTM, a été reçue par Isabelle Golfier, secrétaire générale de la sous-préfecture, en l’absence du sous-préfet, Marc Burg.
Lors d’un entretien courtois, les représentants des 232 salariés de l’usine de plasturgie ont expliqué à la représentante de l’État leur situation préoccupante : le groupe de plasturgie Eurostyle (1 034 personnes) en redressement judiciaire depuis octobre 2008 ; les repreneurs annoncés (Simoldes et GMD) qui ne projettent de garder qu’une partie du personnel alors que l’usine Valenplast travaille à flux tendu et a même du mal à répondre à la charge imposée par les grands constructeurs, etc.
Des suppressions de postes à Faurecia ?
Jean-Pierre Delannoy a également évoqué le cas du voisin Faurecia, autre sous-traitant automobile dont l’usine d’Auchel vient d’être condamnée à la fermeture. Car sur le site de Lieu-Saint-Amand, on parle maintenant de 85 suppressions d’emploi (sur un effectif de 300).
Pour la secrétaire générale de la sous-préfecture, il faut profiter du nouveau report de la décision du tribunal d’Évry - le siège d’Eurostyle étant implanté aux Ulis, dans l’Essonne -, à la date du 30 mars (au lieu du 16 initialement prévu) pour étudier avec une attention accrue les deux plans de reprise proposés. Selon elle, le rôle de l’État est de soutenir au maximum l’industrie locale et de trouver les solutions les meilleures pour préserver l’emploi.

FRANCIS THUILLIEZ

 

 

 

Inoplast en Gréve

6 mars, 2009

INOPLAST (Flers-en-Escrebieux) : pour un chômage partiel mieux rémunéré

vendredi 06.03.2009, 12:09

L’équipementier automobile Inoplast, spécialisé dans les pièces en matériaux composites pour véhicules légers et poids lourds, connaîtra onze jours de chômage partiel, en mars, pour les 231 salariés de l’usine flersoise. Et avril ne s’annonce pas mieux. « L’activité est réduite de moitié », commentait, hier, le directeur, Jean-François Sabre. Des salariés issus des rangs de la CGT, SUD, FO, CFTC, CFDT interdisaient l’entrée du site, y compris aux quelques collègues venus faire de la maintenance en ce premier jour de repos forcé. « Avec onze jours de chômage partiel, la perte pour les bas salaires est énorme, équivalente à environ 300 euros sur 1 400 net. » Gilbert Lenne, délégué syndical SUD, parle au nom de l’intersyndicale. Les salariés mécontents veulent que la direction fasse un effort pour compenser une partie du manque à gagner. À priori en pure perte. « Vis-à-vis de l’actionnaire (NDLR, Plastic Omnium), les conséquences de vos actes sont dévastatrices », les a prévenus Jean-François Sabre, avant de recourir à un huissier pour faire constater le blocage de l’usine.

 La Voix du Nord

 

 

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