vendredi 11.12.2009, 05:05 - La Voix du Nord
| VIE SYNDICALE |
Les élections professionnelles et au comité d’entreprise de Sevelnord ont rassemblé près de 2 500 salariés mercredi, presque un village comme Haspres. Les rapports de force ne changent pas ou peu et c’est toujours le SPI-GSEA et la CGT qui récoltent à deux un peu plus de 40 % des voix. Le point avec le secrétaire du comité d’entreprise et le secrétaire général du SPI-GSEA.
PAR CÉDRIC GOUT

denain@lavoixdunord.fr
Ces élections ont lieu tous les quatre ans et sont importantes car elles déterminent la représentativité des syndicats au comité d’entreprise et en délégation du personnel et donnent une tendance de la confiance que les salariés accordent à une entité ou à une autre.
Avec la nouvelle loi sur les élections professionnelles, il faut 10 % des suffrages pour être représentatif au sein d’un comité d’entreprise. Or, quatre syndicats sur les sept présents en sont désormais exclus : la CFTC avec 6,5 %, la CFDT 6,3 %, la CFE-CGC 5,7 % et SUD 4,5 %. Par contre, le Syndicat professionnel indépendant du Groupement des syndicats européens de l’automobile (SPI-GSEA) fait 23,2 %, la CGT 23,1 % et Force ouvrière 17,5 % sur 2 578 votes exprimées et 2 966 inscrits. Par rapport à 2005, on constate que l’écart entre le SPI et la CGT se resserre. La CGT obtient 6,5 % de voix de plus sur le premier collège (les ouvriers). Mais de l’autre côté, le SPI-GSEA, qui perd 1,3 point dans le premier collège et 24 dans le troisième à cause de la présence de trois listes, en gagne par contre 5,7 dans le deuxième. La performance est à mettre au crédit de FO qui gagne un siège.
Cela signifie que le SPI obtient quatre postes, le CGT trois, FO deux et la CFE-CGC un. « Il y a quatre ans, nous avions fait un accord avec FO et la CFE-CGC, on reste donc majoritaire devant la CGT », indique Patrick Prudhomme.
Dans les élections des délégués du personnel, c’est la CGT qui obtient le plus de voix avec 23,60 % (elle gagne un point par rapport à 2005), le SPI suit avec 20,30 %, puis viennent FO (17,60), CFE-CGC (6,90), CFDT (6,50), CFTC (6,20) et Sud (5,30). En nombre de sièges, cela se traduit par cinq pour la CGT et le SPI, quatre pour FO, deux pour la CGC, et un pour la CFDT, CFTC et Sud.
Tous ces chiffres montrent que le rapport de forces entre le SPI-GSEA et la CGT n’a pas évolué ou très peu. Ludovic Bouvier, secrétaire de la CGT se dit néanmoins très satisfait : « On fait une progression globale de 4,5 points et sur le premier collège du CE ont progresse de 6,5 %. On fait 650 voix à nous seuls, tandis que le SPI et FO en font 800. Et ce malgré, un effectif moindre. » En effet, en 2005 il y avait 3 864 inscrits contre 2966 cette année.
Les représentants syndicaux vont devoir former les bureaux mais surtout vite s’atteler à la tâche. En premier lieu, sur les négociations sur le temps de travail, sur le calendrier des congés 2010, sur un accord pour les seniors que le SPI demande et sur les négociations salariales. Ils savent aussi que d’autres échéances électorales approchent et permettront à leurs discours d’être repris par les politiques. « Pour les régionales, on gardera le même discours et on demandera encore la prime à la casse pour les utilitaires, indique Patrick Prudhomme. Seules deux usines du groupe n’ont pas repris une bonne cadence de travail : Rennes et Sevelnord. » •