L’an dernier PSA et Renault bénéficiaient de prêts à taux préférentiels de l’État à hauteur de six milliards d’euros (trois milliards pour chaque groupe) pour les aider dans la crise financière ce notamment en contrepartie d’engagements sur la non-fermeture d’usines en France. Mieux depuis plusieurs mois, les deux groupes via leur président respectif appelait Christian Estrosi du pied pour un remboursement anticipé de ce prêt. Le ministre de l’industrie déclarait alors qu’il allait étudier le dossier avant de valider la chose. Finalement ce week-end, lors d’une émission sur Europe 1, Carlos Ghosn a dévoilé le premier montant que devrait verser les deux groupes.
Et finalement, PSA et Renault qui se suivent depuis le début devraient initialement rembourser une somme de 500 millions d’euros, montant avancé ce week-end par Carlos Ghosn.

“Nous souhaitons qu’au moins le premier remboursement se fasse ensemble avec PSA Peugeot Citroën, à peu près de même montant et dans les mêmes délais, avant la fin de l’année et ce à hauteur de quelques 500 millions d’euros“, a confié Carlos Ghosn lequel a aussi anticipé des chiffres confiant que “si on envisageait 3 % de taux de croissance sur le marché automobile en Europe ces prochaines années, on n’en a plus que 1,5 % ou 2 % ”ou encore que” l’abaissement des prévisions de ventes en Europe ne devrait pas avoir d’impact social” sur le groupe car “il y a une compensation par l’export dû à l’affaiblissement de l’euro“.

 

 


Vos commentaires

 

 

HD a écrit :” comme ça, plus personne ne pourra rien leurs dire quand ils délocaliseront “

IL faudrait pouvoir délocaliser les pauvres également, comme ça les gauchos n’existerait plus!!

 

http://www.lesindiscrets.com/images/bulle-commentaire-gris-bas.gif

 HD a écrit :” comme ça, plus personne ne pourra rien leurs dire quand ils délocaliseront “

Ils ne délocalisent plus , ils localisent voir l’usine Peugeot en Chine pour la voiture électrique exclusivement réservée au marché chinois . L’aide a bien été utile et les actionnaires vont de nouveau bien se goinfrer merci ….

 

          jeudi 10.06.2010, 05:05 - La Voix du Nord
  •  Ces élections ont bouleversé le paysage syndical à l’usine Georges-Besse. PHOTO ÉMILIE DENIS

    |Ces élections ont bouleversé le paysage syndical à l’usine Georges-Besse. PHOTO ÉMILIE DENIS  

  • ON EN PARLE |

    Les élections professionnelles qui se sont déroulées lundi soir et mardi à Renault-Douai débouchent sur un séisme : les deux CGT ne dépassent pas la barre des 10 % et ne sont plus, depuis la loi sur la représentativité syndicale d’août 2008, jugées comme représentatives.

     

    Et SUD, dont la section s’est créée en octobre 2007 devient, à l’issue de sa première participation à des élections - les précédentes à Georges-Besse ont eu lieu en 2006 -, la seconde organisation syndicale tous collèges confondus. FO, quant à elle, conserve la première place.

    Les résultats de ce gros scrutin, où douze bureaux de vote étaient ouverts pour un peu plus de 5 000 inscrits (moins qu’en 2006), n’ont été connus que mardi, tard dans la soirée. Le taux de participation a été excellent puisqu’il se situe aux alentours de 85 %. C’est dire si les salariés se sentaient concernés.

    La surprise, c’est la CGT « historique » qui la crée à ses dépens. Elle a bien obtenu plus de 10 % des voix au 1er collège (employés et ouvriers), mais elle n’atteint pas ce chiffre tous collèges confondus. Elle n’est donc plus représentative selon les termes de la loi d’août 2008. Les conséquences sont graves : elle ne pourra plus avoir de délégués syndicaux, signer des accords, etc. La déception était telle que c’est Jean-Paul Delannoy, le responsable CGT de la région métallurgie qui a commenté ces résultats. Pour M. Delannoy, cet opposant à la ligne confédérale qui s’est présenté contre Bernard Thibault au dernier congrès de la CGT, les responsabilités sont claires : « La confédération choisit la politique de la terre brûlée. Elle a choisi de “sponsoriser” une 2e liste avec les conséquences que l’on voit. On crée la division en créant un deuxième syndicat et l’accord sur la représentativité, qu’elle a signé avec la CFDT, achève le boulot. Cet accord fait des dégâts dans les autres organisations, mais à la CGT aussi. » La CGT confédérée (la 2e liste dont parle M. Delannoy), ne dépasse pas non plus les 10 %, mais c’était là un résultat attendu. En tout cas le fait est là, incroyable : la CGT, du fait de sa division, devient un syndicat de seconde zone à Renault-Douai.

    Chez SUD, Lionel Lerèche, le secrétaire général de Renault-Douai, est sur un nuage : « C’est magique » Le syndicat, qui a porté le gros dossier des compteurs-temps a, en trois ans, trouvé un écho certains auprès des salariés. Sur ce dossier, il s’était violemment affronté à FO qui reste en tête : « On a maintenu notre position au comité d’entreprise qu’on va continuer à gérer avec la CGC » se félicite Gérard Lolivier, le secrétaire général. La CFDT arrive juste après SUD. Par contre, la CFTC est elle aussi victime des fameux 10 %.

    Après ces élections riches en surprises, les 12 sièges au comité d’entreprise se répartissent comme suit : 4 pour FO (4 en 2006), 3 pour la CGC (3 en 2006 elle les gagne dans les 2e et 3e collège, maîtrise et cadres, où elle rafle tous les sièges), 2 pour SUD (0 en 2006), 2 pour la CFDT (2 en 2006), 1 pour la CGT historique (3 en 2006). • J-L. R.

Grosse ambiance au local SUD de RENAULT Douai !

 Résultats globaux CE titulaires des 3 collèges.

Syndicat représentatif : loi 2008

SUD : 21.15%( 2e organisation syndicale sur le site)

FO : 28.53%

CFDT 17.56%

CGC 11.44%

 Syndicat non représentatif : loi 2008

                       CGT historique : 8.63%

                           CGT « confédéré » : 5.64%

                           CFTC : 6.10%

[ 06/05/10  - 21H52 - AFP  ]

© AFP/Archives - Philippe Merle

L’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa a annoncé jeudi l’organisation d’une journée nationale d’action le 27 mai avec grèves et manifestations pour défendre l’emploi et les retraites.

Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis), les syndicats ont demandé à “l’ensemble de leurs organisations” d’organiser des “actions unitaires de haut niveau donnant lieu à des grèves et des manifestations interprofessionnelles dans les territoires”.

Les syndicats ont également dénoncé, dans ce texte commun, “le gel des dépenses de l’Etat pour les trois ans à venir”, en réaction au coup de frein sur les dépenses publiques annoncé jeudi par le Premier ministre, François Fillon.

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Séverine Monier, la compagne de Lionel Leblanc, se dit prête à
Le 23 mars dernier, un cariste qui travaillait pour PSA Peugeot-Citroën est décédé suite à un malaise. Un mois après, sa famille ne sait toujours pas de quoi il est mort, et émet des doutes quant à la procédure de soins alors en place au sein de l’entreprise…
C’est un décès chargé d’émotion, et qui pose son lot de questions. Le 23 mars dernier, Lionel Leblanc, Solesmois âgé de 34 ans et jeune papa de trois enfants, décédait suite à un malaise subit au volant de son Fenwick, sur le site de l’usine PSA-Peugeot-Citroën, à Trith-Saint-Léger. 
Chose pour le moins incroyable, un mois plus tard, sa compagne, Séverine Monier, mère au foyer de 38 ans, ne sait toujours pas de quoi son concubin est mort. “Je ne suis au courant de rien, personne n’a su m’expliquer les causes de son décès”, se désole-t-elle.  Pire, au poids de son chagrin vient s’ajouter une interrogation : Tout a-t-il bien été mis en oeuvre pour sauver le père de ses enfants ? 
En effet, lors d’une réunion organisée le 15 avril dernier au siège de l’Union Syndicale des Travailleurs de la Métallurgie, à Valenciennes,  des membres du syndicat CGT de l’entreprise faisaient part de leurs troubles concernant la longueur de la procédure des soins qui ont été apportés à leur collègue. Selon eux, il s’est écoulé presque 45 minutes entre le malaise de Lionel Leblanc et l’arrivée sur les lieux du SMUR… Un temps d’attente dû à la procédure interne du soins (seul le médecin de l’entreprise peut appeler le SMUR, les pompiers, rapidement sur place, avaient dû attendre son aval). Procédure qui a été modifiée au lendemain des faits. 
Soutenue par le syndicat CGT de l’entreprise, Séverine Monier a fait appel à un avocat, maître Martine Trussant, du barreau de Valenciennes, qui doit déposer ces jours-ci deux plaintes contre l’entreprise PSA de Trith-Saint-Léger et la société TRIGO. Une pour faute inexcusable de l’employeur au tribunal des affaires sociales (TAS), et une autre au pénal, pour homicide involontaire, auprès du procureur de la République de Valenciennes. Des plaintes qui permettront d’accéder au dossier médico-légal et de déterminer, enfin, les causes de la mort de Lionel Leblanc. Mais aussi de dénoncer, s’il y a lieu, les responsabilités de chacun et d’éclaircir les zones d’ombre dans cette délicate affaire. 
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Contacté, le service communication de l’entreprise PSA de Trith-Saint-Léger explique que «ce drame a ému et touché tout le monde au sein de l’entreprise. Il y a beaucoup d’émotion au sein du personnel», et que «tous ici ont une pensée pour la compagne de Lionel Leblanc». Ce service tient à ajouter qu’une collecte a été organisée au sein de l’entreprise pour la famille du défunt. La communication a également souhaité souligner  « la rapidité d’intervention de l’équipe de soin ». 
La suite de cet article dans notre édition papier du 23 avril

social-éco

Les salariés du site PSA de Melun-Sénart (Seine-et-Marne) ont crié hier leur colère devant le siège du groupe, où se tenait le CCE sur la fermeture de l’établissement

« En deux lignes la semaine dernière, PSA a balayé trente ans d’efforts des salariés », commente, écoeuré, Patrick Champagnac, délégué CFDT, à propos de la fermeture du site de Melun- Sénart, confirmée mardi dernier par le groupe. Hier, une centaine de salariés de ce site de pièces de rechange, soutenus par des dizaines de collègues des usines Peugeot ou Citroën d’Île-de-France, sont venus crier leur colère sous les fenêtres du siège du groupe, avenue de la Grande-Armée à Paris. Tandis qu’à l’intérieur, au cours d’une réunion extraordinaire du comité central d’entreprise, la direction devait présenter officiellement son projet de fermeture.

400 SALARIÉS SUR LE CARREAU

Le plan est connu : PSA veut regrouper sa logistique des pièces de rechange sur son site de Vesoul en Haute-Saône, et fermer Melun, jetant sur le carreau les 400 caristes et préparateurs de commandes qui y travaillent et créant seulement 100 nouveaux emplois à Vesoul. « Pas besoin d’avoir fait Maths sup pour voir que ça ne fait pas le compte », lance au micro Michel Bourdon, représentant CGT au CCE. « L’unique raison de ce plan, c’est la rentabilité financière, c’est de faire faire le même travail par moins de salariés. » « Pas question de se laisser enterrer vivants, il va falloir se battre », appuie Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT.

« LE RECLASSEMENT ? DE LA FUMISTERIE. »

Si PSA claironne qu’il n’y aura pas de licenciements et que les 400 salariés seront reclassés, les intéressés ne sont pas dupes : « D’un côté, la direction nous parle de mobilité, mais de l’autre, elle dit que tous ses sites sont en sureffectif et elle prépare six mille suppressions d’emplois par départs non remplacés », souligne Younès Mekideche, délégué CGT à Melun. « Le reclassement ? C’est de la fumisterie. Il y a déjà eu deux plans de mobilité. Donc ceux qui sont encore là, c’est qu’ils ne peuvent pas partir, parce qu’il y a la maison à payer ou parce que le conjoint perdrait son emploi », renchérit Patrick Champagnac (CFDT).

Houria, cinquante-trois ans, préparatrice de commandes, dit qu’elle et ses collègues sont « fous de rage ». « Avant j’étais intérimaire. Le jour où j’ai signé mon CDI chez PSA, c’était un des plus beaux jours de ma vie. On croyait qu’on était en sécurité dans cette entreprise, on a pris des crédits pour la maison et maintenant, on va se retrouver au chômage. À nos âges, on ne retrouvera rien. » L’an dernier, deux cents collègues sont partis « au volontariat  ». « Soi-disant ils avaient un projet personnel comme une création d’entreprise ou un emploi ailleurs, mais les papiers étaient bidon », raconte une salariée. « Ils ont été attirés par la prime de 20 000 ou 30 000 euros, et maintenant ils regrettent, ils sont dans la galère  ! » Un cariste de trente-sept ans tient à dire qu’il n’achètera plus jamais de voiture Peugeot : « Je ne vais pas faire le bonheur d’une entreprise qui fait mon malheur ! Cette fermeture est prévue depuis longtemps, on parlait déjà de regroupement avec Vesoul quand je suis arrivé en 1994. Mais là, PSA a profité de la crise pour passer à l’acte. »

FANNY DOUMAYROU

 

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