Vous trouverez en cliquant dans “Documents joints” le numéro 42 de Solidaires en action, bulletin destiné aux adhérent-e-s de nos syndicats Solidaires.2010-6-28-solidaires-en-action-421

Au sommaire :

* Retraite : la lutte continue pour le retrait du projet de loi !
* Marche mondiale des femmes : belle réussite en France.
* Par la grève, les 40 salariés de Cyel gagnent…
* Commerces parisiens : grève unitaire le 1er jour des soldes.
* Psychiatrie : un projet de loi inacceptable.
* Fonction publique : déclaration intersyndicale.
* Soutien aux postiers du 92 !
* Deux journalistes mis en examen, en moins d’une semaine.
* Arrestation dans les locaux de Pôle-Emploi.

 

Communiqué Solidaires

Clic sur le lien pour ouvrir le communiqué en format  PDF :http://www.solidaires.org/IMG/pdf/20100624193215_dfgtzert.pdf

La journée de mobilisation interprofessionnelle du 24 juin appelée par la CGT, la CFDT, la CFTC, la FSU, l’UNSA et Solidaires a connu une très forte mobilisation.

Le nombre d’arrêts de travail dans le secteur privé, les chiffes de grèves dans le secteur public, le nombre de manifestant-es (deux millions) dans tout le pays : tout indique qu’un saut qualitatif important a été franchi dans la construction du rapport de forces. Le gouvernement misait sur l’approche de la période estivale pour afficher le soutien de la population à son projet, il en est pour ses frais !

Les manifestant-es ont exprimé leur refus de l’injustice que constitue ce projet de loi. Le gouvernement a pendant des mois martelé dans sa propagande que ce serait une réforme juste, faite au nom de l’équité : depuis la publication du projet de loi le 20 juin dernier, chacun et chacune a pu mesurer que cette réforme était profondément injuste et qu’elle pénaliserait les salariés les plus défavorisés, les moins bien payés, les plus précarisés, en particulier les femmes et les jeunes générations. Cette réforme est faite sur mesure pour « rassurer les marchés » financiers ; elle s’inscrit dans le plan d’austérité que le gouvernement veut nous faire avaler : report de l’âge légal de la retraite, allongement du nombre d’annuités, baisse du niveau des pensions, blocage des salaires des fonctionnaires, nouvelles annonces de suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… Pendant ce temps, une minorité de privilégiés, les actionnaires et les grands patrons, s’enrichissent toujours plus.

 Oui, il est possible de financer notre système de retraite par répartition, de maintenir les 60 ans et les régimes spéciaux, de revenir sur les réformes de 1993, 2003 et 2007 : pour cela, il faut une autre répartition des richesses !

Pour l’Union syndicale Solidaires, la pression sur le gouvernement doit se développer pour lui imposer le retrait de ce projet de régression sociale.

Pendant l’été, les initiatives doivent se poursuivre dans tout le pays, en particulier autour du 13 juillet, lors de la présentation en conseil des ministres du projet de loi. Le succès d’aujourd’hui doit permettre de nouveaux rendez-vous de grève interprofessionnelle pour la rentrée.

Pour imposer le retrait de ce projet, il faut préparer un mouvement d’ensemble, une grève générale : c’est le rapport de forces qui obligera le gouvernement à céder. Pour l’Union syndicale Solidaires, c’est lors du démarrage du débat parlementaire en septembre que nous devrons construire une mobilisation encore plus forte. Dans ce sens, l’Union syndicale Solidaires proposera lors de la prochaine intersyndicale qu’une date de mobilisation interprofessionnelle le plus tôt possible en septembre soit d’ores et déjà fixée.

 


Contre le projet de loi inacceptable,

Mobilisation générale !

                                     Tout le projet est basé sur la conception patronale ! 

 Clic sur le lien pour ouvrir le Tract solidaires le format PDF: tract-retraite-62-ans-le-24-juin-2010

 

 

 

 

 

AUGMENTER LA DUREE D’ACTIVITE, EN REPARTISSANT EQUITABLEMENT L’EFFORT ENTRE LES SALARIES

.

1. Porter l’âge légal de droit commun à 62 ans en 2018, en l’augmentant

chaque année de 4 mois à partir de la génération 1951, et augmenter

parallèlement de deux ans l’âge d’annulation de la décote.

2. Relever l’âge d’ouverture des droits dans la fonction publique et dans les

régimes spéciaux :

-

relèvement à 62 ans en 2018 pour tous les fonctionnaires dont l’âge

d’ouverture des droits est aujourd’hui de 60 ans ;

-

relèvement de manière parallèle à l’âge légal de droit commun pour

tous les fonctionnaires en « catégorie active » : passage à 52 ans

lorsque l’âge d’ouverture des droits est de 50 ans ; à 57 ans lorsque

l’âge actuel est de 55 ans etc.

 

Suite clic sur le lien pour ouvrir le format PDF:synthese-de-la-reforme-des-retraites

 

 

DOSSIER de presse

Réforme des retraites 16 Juin

clic sur le lien pour ouvrir le Dossier de Presse format PDF : dossier-de-presse-reforme-des-retraites-16-juin

 

L’an dernier PSA et Renault bénéficiaient de prêts à taux préférentiels de l’État à hauteur de six milliards d’euros (trois milliards pour chaque groupe) pour les aider dans la crise financière ce notamment en contrepartie d’engagements sur la non-fermeture d’usines en France. Mieux depuis plusieurs mois, les deux groupes via leur président respectif appelait Christian Estrosi du pied pour un remboursement anticipé de ce prêt. Le ministre de l’industrie déclarait alors qu’il allait étudier le dossier avant de valider la chose. Finalement ce week-end, lors d’une émission sur Europe 1, Carlos Ghosn a dévoilé le premier montant que devrait verser les deux groupes.
Et finalement, PSA et Renault qui se suivent depuis le début devraient initialement rembourser une somme de 500 millions d’euros, montant avancé ce week-end par Carlos Ghosn.

“Nous souhaitons qu’au moins le premier remboursement se fasse ensemble avec PSA Peugeot Citroën, à peu près de même montant et dans les mêmes délais, avant la fin de l’année et ce à hauteur de quelques 500 millions d’euros“, a confié Carlos Ghosn lequel a aussi anticipé des chiffres confiant que “si on envisageait 3 % de taux de croissance sur le marché automobile en Europe ces prochaines années, on n’en a plus que 1,5 % ou 2 % ”ou encore que” l’abaissement des prévisions de ventes en Europe ne devrait pas avoir d’impact social” sur le groupe car “il y a une compensation par l’export dû à l’affaiblissement de l’euro“.

 

 


Vos commentaires

 

 

HD a écrit :” comme ça, plus personne ne pourra rien leurs dire quand ils délocaliseront “

IL faudrait pouvoir délocaliser les pauvres également, comme ça les gauchos n’existerait plus!!

 

http://www.lesindiscrets.com/images/bulle-commentaire-gris-bas.gif

 HD a écrit :” comme ça, plus personne ne pourra rien leurs dire quand ils délocaliseront “

Ils ne délocalisent plus , ils localisent voir l’usine Peugeot en Chine pour la voiture électrique exclusivement réservée au marché chinois . L’aide a bien été utile et les actionnaires vont de nouveau bien se goinfrer merci ….

 

 

Solidaires Industrie

Juin 2010 Sommaire : Retraites ouvrières : de qui se moque-t-on ? DAUNAT : les sandwichs en grève ! Pas question de se contenter des miettes ! Inégalités, vous avez dit inégalités ? L’égalité professionnelle hommes-femmes : un enjeu aussi dans (…)

suite

 

 

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Journal de l’Union syndicale Solidaires Industrie n°19

 

COMMUNIQUE

10 juin, 2010

 Clic sur le lien pour ouvrir le communiqué en format PDF:les-elections-professionnelles-viennent-de-se-derouler-lundi-et-mardi-a-renault-douai-le-syndicat-sud-renault-douai

Les élections professionnelles viennent de se dérouler lundi et mardi à Renault Douai. Le syndicat SUD Renault Douai devient le second syndicat  de l’entreprise avec 21,15%, deux élus titulaires, deux élus suppléants en  CE et 6 titulaires et 7 suppléants en DP.

Le syndicat créé seulement en octobre 2007 fait la preuve que notre syndicalisme de résistance et d’action avec les salarié-es gagne en confiance de la part de ces derniers et en représentativité globale face à la direction. Le syndicalisme d’accompagnement ou de collaboration  a été battu. Il faudra que le groupe Renault où nous existons maintenant sur la majorité des sites en tienne compte.

         La première organisation syndicale sur l’usine reste FO (proche de la direction) avec 28,53%  mais elle perd plus de 10% par rapport aux précédentes élections de 2006. La CFDT (dont SUD était issu) régresse considérablement (17,56%) et perd 5%, la CGC, troisième  fait 11,44% et perd plus de 3%,  la CFTC et la CGT ne sont plus représentatives.

La CGT présentait deux listes concurrentes. La confédération CGT avait décidé de s’attaquer au syndicat CGT local. Après un départage refusé par la justice et  par la confédération elle même, les deux listes se sont présentées, résultat : la CGT n’a plus de syndicat représentatif à Renault Douai.

Au delà de la satisfaction de nos camarades  de l’usine, de celle de notre Union syndicale Sud Industrie 59/62 qui se développe dans ce grand département ouvrier, c’est en encouragement à se battre  pour tous les travailleurs de l’industrie, pour tous les SUD et pour notre Union syndicale Solidaires Industrie. En même temps le développement d’un syndicalisme de lutte chez Renault est attesté aujourd’hui dans d’autres grands groupes industriels comme Safran et Renault Trucks, le patronat devra en tenir compte.

 

 

Solidaires Industrie

   10/06/2010

          jeudi 10.06.2010, 05:05 - La Voix du Nord
  •  Ces élections ont bouleversé le paysage syndical à l’usine Georges-Besse. PHOTO ÉMILIE DENIS

    |Ces élections ont bouleversé le paysage syndical à l’usine Georges-Besse. PHOTO ÉMILIE DENIS  

  • ON EN PARLE |

    Les élections professionnelles qui se sont déroulées lundi soir et mardi à Renault-Douai débouchent sur un séisme : les deux CGT ne dépassent pas la barre des 10 % et ne sont plus, depuis la loi sur la représentativité syndicale d’août 2008, jugées comme représentatives.

     

    Et SUD, dont la section s’est créée en octobre 2007 devient, à l’issue de sa première participation à des élections - les précédentes à Georges-Besse ont eu lieu en 2006 -, la seconde organisation syndicale tous collèges confondus. FO, quant à elle, conserve la première place.

    Les résultats de ce gros scrutin, où douze bureaux de vote étaient ouverts pour un peu plus de 5 000 inscrits (moins qu’en 2006), n’ont été connus que mardi, tard dans la soirée. Le taux de participation a été excellent puisqu’il se situe aux alentours de 85 %. C’est dire si les salariés se sentaient concernés.

    La surprise, c’est la CGT « historique » qui la crée à ses dépens. Elle a bien obtenu plus de 10 % des voix au 1er collège (employés et ouvriers), mais elle n’atteint pas ce chiffre tous collèges confondus. Elle n’est donc plus représentative selon les termes de la loi d’août 2008. Les conséquences sont graves : elle ne pourra plus avoir de délégués syndicaux, signer des accords, etc. La déception était telle que c’est Jean-Paul Delannoy, le responsable CGT de la région métallurgie qui a commenté ces résultats. Pour M. Delannoy, cet opposant à la ligne confédérale qui s’est présenté contre Bernard Thibault au dernier congrès de la CGT, les responsabilités sont claires : « La confédération choisit la politique de la terre brûlée. Elle a choisi de “sponsoriser” une 2e liste avec les conséquences que l’on voit. On crée la division en créant un deuxième syndicat et l’accord sur la représentativité, qu’elle a signé avec la CFDT, achève le boulot. Cet accord fait des dégâts dans les autres organisations, mais à la CGT aussi. » La CGT confédérée (la 2e liste dont parle M. Delannoy), ne dépasse pas non plus les 10 %, mais c’était là un résultat attendu. En tout cas le fait est là, incroyable : la CGT, du fait de sa division, devient un syndicat de seconde zone à Renault-Douai.

    Chez SUD, Lionel Lerèche, le secrétaire général de Renault-Douai, est sur un nuage : « C’est magique » Le syndicat, qui a porté le gros dossier des compteurs-temps a, en trois ans, trouvé un écho certains auprès des salariés. Sur ce dossier, il s’était violemment affronté à FO qui reste en tête : « On a maintenu notre position au comité d’entreprise qu’on va continuer à gérer avec la CGC » se félicite Gérard Lolivier, le secrétaire général. La CFDT arrive juste après SUD. Par contre, la CFTC est elle aussi victime des fameux 10 %.

    Après ces élections riches en surprises, les 12 sièges au comité d’entreprise se répartissent comme suit : 4 pour FO (4 en 2006), 3 pour la CGC (3 en 2006 elle les gagne dans les 2e et 3e collège, maîtrise et cadres, où elle rafle tous les sièges), 2 pour SUD (0 en 2006), 2 pour la CFDT (2 en 2006), 1 pour la CGT historique (3 en 2006). • J-L. R.

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