Compte rendu du comité d’entreprise du 31 MAI 2010
31 mai, 2010
Clic sur le lien pour ouvrir le compte rendu CE en format PDF :compte-rendu-ce-du-vendredi-31-mai-2010-ref2
Les journées de travail supplémentaire en Juin : Horaire affiché.
Le 12 juin équipe Verte.
Le 19 juin équipe Bleue. « Horaires 5H30-12H00 »
Les heures seront mises dans le compteur H+ collectives.
Le 26 Juin équipe verte « Horaires 5H30-13H00 »
Les heures seront mises dans le compteur H+ individuelles
Les journées de travail supplémentaire en Juillet : Horaire affiché.
Prévisionnel :
Le 3 juillet équipe Bleue. « Horaires 5H30-13H00 »
Les heures seront mises dans le compteur H+ collectives.
Les journées de travail avec allongement d’horaire en Juillet : Horaire affiché.
Les journées de travail seront avec un allongement d’horaire de 20 minutes par jour.
« Horaires 5H10-13H00 » poste du matin.
« Horaires 13H00-20H50 » poste de l’après midi.
Les heures seront mises dans le compteur H+ collectives.
Les journées de travail supplémentaire en Septembre : Horaire affiché.
Prévisionnel :
Le 11 septembre équipe bleue
Le 18 ‘’ ‘’ équipe verte
le 25 ‘’ ‘’ équipe bleue
Les heures seront mises dans le compteur H+ collectives.
Les journées de travail avec allongement d’horaire en Août Septembre : Horaire affiché.
Les journées de travail seront avec un allongement d’horaire de 20 minutes par jour,
Jusqu’au 30 Septembre.
« Horaires 5H10-13H00 » poste du matin.
« Horaires 13H00-20H50 » poste de l’après midi.
Les heures seront mises dans le compteur H+ collectives.
Les effectifs de l’entreprise:
2930 au 28 Mai 2010
CDI 2800,
CDD 36,
Apprentis 39 ‘ de la main d’œuvre pas chère l’effectif augmente ’ 600€ par mois + une journée de formation bidon par semaine
CTT 1
GESA 54 ‘intérimaire’
Les effectifs chutent tous les mois 2969 au 24 Mars 2010.
2956 au 26 Avril 2010.
2930 au 28 Mai 2010.
Marché automobile français (VP) avril 2010/2009 : + 1,9% 4 mois 2010/2009 : + 12,9%
(VP) Voitures particulières : +1,9%
En avril 2010, avec 190 986 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en
hausse de 1,9% avec un même nombre de jours ouvrables par rapport à avril 2009 (21 jours en avril 2010
comme en 2009).
(VUL) Véhicules utilitaires légers : +32,2%
Avec 36 713 immatriculations au mois d’avril 2010, le marché français des véhicules utilitaires légers neufs
(moins de 5,1 tonnes) est en hausse de 32,2% avec un même nombre de jours ouvrables par rapport à avril
2009.
(VP + VUL) Véhicules légers : +5,8%
227 699 véhicules légers neufs (voitures particulières et véhicules utilitaires légers de moins de 5,1 tonnes) ont
été immatriculés en avril 2010, soit une hausse de 5,8% avec un même nombre de jours ouvrables par
rapport à avril 2009.
(VI) Véhicules industriels : -9,4%
Avec 2 909 immatriculations au mois d’avril 2010, le marché français du véhicule industriel de plus de 5 tonnes
est en baisse de 9,4% par rapport à avril 2009.
• 4 MOIS 2010 (Janvier à avril)
(VP) Voitures particulières : +12,9%
Sur les quatre premiers mois de 2010, avec 785 706 immatriculations, le marché français des voitures
particulières neuves est en hausse de 12,9% avec un même nombre de jours ouvrables par rapport à la
même période de 2009 (84 jours de janvier à avril 2010 comme en 2009).
(VUL) Véhicules utilitaires légers : +13,6%
Avec 138 409 immatriculations de janvier à avril 2010, le marché français des véhicules utilitaires légers neufs
(moins de 5,1 tonnes) est en hausse de 13,6% avec un même nombre de jours ouvrables par rapport à la
même période de 2009.
(VP + VUL) Véhicules légers : +13,0%
924 115 véhicules légers neufs (voitures particulières et véhicules utilitaires légers de moins de 5,1 tonnes) ont
été immatriculés au cours des quatre premiers mois de 2010, soit une hausse de 13% avec un même nombre
de jours ouvrables par rapport à la même période de 2009.
(VI) Véhicules industriels : -31,0%
Avec 10 242 immatriculations de janvier à avril 2010, le marché français du véhicule industriel de plus de
5 tonnes est en baisse de 31% par rapport à la même période de 2009.
Immatriculations de V.P en Europe par pays avril 2010
Clic sur le lien http://www.ccfa.fr/?action=dw2_out&id=3508
Immatriculations de V.P. en Europe par groupe avril 2010
Clic sur le lien http://www.ccfa.fr/?action=dw2_out&id=3510
Production des mois à venir : Pour les prochain mois de travail
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Juin 2010 |
Juillet 2010 |
Septembre 2010 |
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Production/jour |
420 |
444 |
444 |
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V/jour |
76 |
74 |
56 |
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G9/jour |
344 |
370 |
388 |
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Total V / mois |
1968 |
1400 |
1471 |
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Total G9/ mois |
8911 |
7006 |
10170 |
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Nombre Total des véhicules |
10879 |
8406 |
11641 |
Journées Portes Ouvertes :
Qui ce sera le 26 Juin et 3 Juillet.
Les salariées de jour travailleront en H+ collectives l’un des deux samedis.
« Les familles peuvent apporter les cacahuètes pour le travail gratuit des salariées »
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Le gouvernement prépare une grave remise en cause de nos droits à la retraite. Refusant de s’attaquer aux profits faramineux des actionnaires, il entend faire payer les salarié-e-s : remise en cause de la retraite à 60 ans, forte diminution des pensions, voilà le projet du gouvernement et du patronat !
Surfant sur la « crise grecque », ils annoncent un plan de rigueur, c’est-à-dire d’autres attaques contre les salarié-e-s, les retraité-e-s, les chômeurs/ses, les jeunes, … pour maintenir et même grossir les bénéfices des entreprises et la richesse des plus riches !
Gouvernement et patronat s’attaquent à nos droits à la retraite
Ils affirment que c’est inéluctable pour deux raisons : l’espérance de vie augmente, il y a de plus en plus de retraité-e-s, et il n’y a pas d’argent pour financer le système de retraite. Ils mentent.
L’augmentation de l’espérance de vie est un phénomène très progressif mais qui dure depuis des siècles ; ça n’a rien d’exceptionnel aujourd’hui. N’est-ce pas le sens de l’histoire, du progrès humain, que de bénéficier de quelques années supplémentaires de retraite, si nous vivons un peu plus vieux qu’auparavant ? Sans oublier toutes celles et tous ceux qui meurent au travail ou usé-e-s par le travail, et n’atteignent pas la retraite…
En 2000, 2 salarié-e-s cotisaient pour 1 retraité-e. En 2040, il n’y aura qu’1,25 salarié-e pour 1 retraité-e. Certes, mais chaque salarié-e de 2040 produira, pour le même temps de travail, autant que 2 salarié-e-s de 2000. Il y a donc largement de quoi payer les cotisations d’1 retraité-e, et aussi augmenter les pensions, les salaires, diminuer le temps de travail.
De l’argent, il y en a !
Rappelons que le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40, uniquement pour les années 2007 à 2009, c’est … 212 milliards d’euros !
Il n’y a pas de problème des retraites !
Il y a l’urgence d’une autre répartition des richesses !
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Retraites, la régression sociale programmée
17 mai, 2010
Clic sur le lien pour ouvrir le format PDF
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/Retraites_orientations_gvt.pdf
Document du Gouvernement:
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/document_d_orientation_du_Gouvernement.pdf
Le gouvernement vient de rendre public un Document d’orientation sur la réforme des retraites. Sous prétexte de vouloir défendre notre régime de retraite, il en poursuit la destruction, s’inscrivant explicitement dans la lignée des contre-réformes antérieures de 1993, 2003 et 2007-2008, alors même que celles-ci ont entraîné en moyenne une baisse de 20 % du niveau des pensions.
Le gouvernement assure vouloir « continuer à faire de la répartition le pilier du système français de retraite ». Cela ne l’empêche pas de vouloir développer la capitalisation en encourageant l’épargneretraite, alors même que cela entraînera un dépérissement des ressources de la répartition, un bon rendement de la capitalisation supposant, de fait, une compression de la masse salariale.
Le gouvernement nie le rôle de la crise dans l’aggravation des déficits actuels alors même que le Conseil d’orientation des retraites (COR) indique dans son rapport d’avril 2010 que « la dégradation très rapide des comptes en 2009-2010 s’explique principalement par la crise économique qui réduit fortement les revenus d’activité ». Il ne voit comme solution que de s’attaquer à l’âge légal de départ à la retraite et d’augmenter encore la durée de cotisation, même si cela entraînera, comme par le passé, une nouvelle baisse du niveau des pensions et qu’il reconnaît que ces solutions auront des conséquences sociales dommageables.
Il continue donc à se focaliser sur l’emploi des seniors et « oublie » qu’en France, le taux d’activité des femmes est inférieur à celui de la majorité des pays de l’Union européenne.
Un taux égal d’emploi des femmes et des hommes permettrait de ramener en 2050 le ratio de dépendance économique (personnes hors emploi/personnes en emploi) à la valeur qu’il avait en 1970. Des politiques publiques adaptées, notamment en matière de prise en charge de la petite enfance, seraient efficaces pour améliorer le taux d’emploi des femmes.
Il refuse toute augmentation des cotisations patronales au motif que cela pèserait sur l’emploi. Le fait qu’en 2009 les entreprises du CAC 40 aient distribué 75 % de leurs profits sous forme de dividendes n’attire pas la même critique quant à l’emploi. Selon le scénario du COR le plus défavorable, il faudrait, pour financer les retraites à l’horizon 2050, une augmentation de 10,4 points de cotisations qui, lissée sur 40 ans, correspond à 0,26 point par an. Une augmentation des cotisations patronales aurait des effets neutres sur la sacro-sainte compétitivité des entreprises, et donc sur l’emploi, si elle était compensée par une baisse des dividendes versés aux actionnaires qui ont explosé ces dernières décennies.
Les ressources supplémentaires envisagées avec une contribution sur les hauts revenus et les revenus du capital seront affectées au fonds de solidarité vieillesse pour financer les mécanismes de solidarité des régimes de retraites que le gouvernement veut d’ailleurs « adapter ». Cette contribution sera donc limitée et n’empêchera pas que le poids de l’ajustement des régimes de retraites soit supporté essentiellement par les salariés.
Le gouvernement endosse la conception patronale de la pénibilité qui reposerait sur un constat individuel a posteriori et non pas sur une définition a priori des métiers et catégories professionnelles. Le risque est grand de vider la notion même de pénibilité au travail de tout contenu.
Au nom de l’équité, les régimes du secteur public seront remis en cause, alors que, malgré des modes de calcul différents, les retraites dans le privé et le public sont, à qualification égale, équivalentes.
Pour l’Union syndicale Solidaires, de telles orientations sont inacceptables. Elles justifient l’appel à la journée unitaire de grèves et de manifestations le 27 mai. Au-delà, c’est à un affrontement déterminé avec le gouvernement qu’il faut se préparer.
Ils ont sauvé les banques et les actionnaires
12 mai, 2010
Et si maintenant on pensait aux infirmiers, aux caissières, aux métallos, aux secrétaires, aux enseignants, aux chômeurs, aux cuisiniers, aux étudiantes, aux cheminots, aux femmes de ménage, aux retraités, aux routiers, aux fonctionnaires, aux livreurs de pizzas, aux maçons, … ?
Le Conseil d’Orientation des Retraites estime
qu’en 2050 le besoin de financement des régimes de retraite serait de 115 milliards d’euros.
Mais
Le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40,
uniquement pour les années 2007 à 2009,
c’est … 212 milliards d’euros.
Et il n’y aurait pas d’argent pour nos salaires et nos retraites ?
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Adhérer à Sud Industries 59
9 mai, 2010
Vous souhaitez adhérer à Sud Industries 59 ? Rien de plus simple !
Remplissez ce bulletin d’adhésion:formulaire-adherent-mai-2010format PDF: sud-industries-ref-30-sevelnord-trois-bonne-raison
Trois bonnes raisons d’adhérer à SUD
1 / Adhérer, pour quoi faire ? I
On entend souvent dire “que font les syndicats ?”. Mais qui sont celles et ceux qu’on appelle “les syndicats”, celles et ceux qu’on voit distribuer des tracts ou animer des heures d’information syndicales ? Ce sont des collègues qui ont choisi de s’investir dans une organisation syndicale pour y représenter le personnel. Mais ils ne sont rien sans les adhérents-es avec qui ils sont en contact régulier dans les services pour être informés de ce qui s’y passe.
Pourtant, les attaques se multiplient. Soyons plus nombreux et nombreuses pour nous défendre et arracher de nouveaux acquis. Le syndicat est un outil pour organiser les salarié-e-s, leur permettre de confronter leurs idées, construire le rapport de force, mobiliser et gagner : le retrait du CPE en est un bel exemple !

Trois mauvaises raisons de ne pas adhérer à SUD
1 / “C’est cher”
Les cotisations nous servent :
- à la publication de tracts, brochures, journaux
- aux actions, manifestations, solidarités financières
- à la formation des adhérent-e-s
- aux recours juridiques
- à l’organisation des élections professionnelles
- aux rencontres nationales ou formations des représentant-e-s ou élu-e-s CE, DP, CHS-CT, DS, CAP/CCP…
3 / “Pour moi adhérer, c’est s’investir à fond”

Pourquoi SUD plutôt qu’un autre syndicat ?
SUD s’est construit en 1989 autour des trois lettres S, U et D
Unitaires car nous considérons qu’il faut toujours favoriser l’unité des salarié-e-s et de leurs organisations pour lutter efficacement. Le mouvement social contre le CPE en est la parfaite il ustration. L’unité est un élément majeur de la victoire.
Démocratiques dans l’organisation syndicale en respectant les choix et orientations de chacun-e mais aussi dans les luttes qui doivent être ” maîtrisées ” par celui qui est le premier acteur : le personnel. Un syndicat n’est pas une PME mais un outil au service des travailleur-se-s, et non de sa propre boutique syndicale.
Adhérer à SUD c’est la possibilité de :
- participer à des réunions avec d’autres collègues.
- bénéficier d’une information supplémentaire ( journaux, fiches techniques) et de formation organisée par notre institut.
SUD
SUD un syndicat indépendant mais pas neutre

C’est aussi pourquoi nous appartenons à l’Union Syndicale Solidaires qui avec ses 90 000 adhérent-e-s regroupe des syndicats de tous secteurs professionnels.
Après avoir imprimer votre bulletin, ici formulaire-adherent-mai-20102, et l’avoir rempli, transmettez le à :
Union Syndicale Solidaires
84 rue Cambrais 59000 Lille
M.DELHAYE Henri
Secrétaire Général Sud auto Sevelnord , Sud industries 59
Mail : sudautosevelnord@live.fr
tel’03 27 22 69 97
interne 37 69 97
Solidaires en action - n° 38
7 mai, 2010
Vous trouverez en cliquant dans “Documents joints” le numéro 35 de Solidaires en action, bulletin destiné aux adhérent-e-s de nos syndicats Solidaires. Il reprend notamment le communiqué issu de l’intersyndicale du 6 mai au soir. http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2010_-_5_-_7_-_Solidaires_en_action_38.pdf
Au sommaire :
* Action : le mandat du Comité national des 5 et 6 mai.
* Grève et manifestations le 27 mai : communiqué CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA.
* Total : et si une grève nationale repartait bientôt ?
* Caisses d’Epargne en Ile-de-France : 4 semaines de grève !
* “Grève” des chômeurs/ses.
* Pas de licenciement chez Noyon et Thiébault !
* Toujours pas de bébés à la consigne !
* Facteurs/trices : ne pas faire plus de 35 heures hebdo.
L’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa a annoncé jeudi l’organisation d’une journée nationale d’action le 27 mai avec grèves et manifestations pour défendre l’emploi et les retraites.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis), les syndicats ont demandé à “l’ensemble de leurs organisations” d’organiser des “actions unitaires de haut niveau donnant lieu à des grèves et des manifestations interprofessionnelles dans les territoires”.
Les syndicats ont également dénoncé, dans ce texte commun, “le gel des dépenses de l’Etat pour les trois ans à venir”, en réaction au coup de frein sur les dépenses publiques annoncé jeudi par le Premier ministre, François Fillon.

Fiche n°2 - 20 ans de contre-réformes
3 mai, 2010
Sommaire du dossier
- Fiches techniques 2010
- Fiche n°1 - Les comptes notionnels et le système par points
- Fiche n°2 - 20 ans de contre-réformes
Clic sur le lien pour ouvrir le format PDF : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/Fiche_contre-reformes.pdf
La fragilisation de notre système de retraite solidaire : 20 ans de contre-réformes
L’augmentation continuelle de la productivité permet de produire bien plus de richesses en moins de temps. En France, du début du 19ème siècle à la fin du 20ème, la productivité horaire a été multipliée par 30, la production par 16 et le temps de travail diminué par 2 ! C’est cette évolution historique, cette possibilité de travailler de moins en moins longtemps pour produire la même chose, qui permet à l’être humain de consacrer de moins en moins de temps de sa vie à la production, de bénéficier de temps libre par le repos hebdomadaire, les congés payés et la RTT, de commencer à étudier avant de travailler, de quitter le travail de plus en plus tôt pour une juste retraite…
Plus d’un siècle de progrès social des retraites…
1850 : quelques rares entreprises constituent un capital pour la retraite des salariés qu’ils veulent « fidéliser » : il faut rester dans l’entreprise pour en bénéficier. En avance, les compagnies privées de chemin de fer veulent assurer la sécurité par du « personnel qui s’y consacre sans préoccupation, qui possède la certitude, lorsque l’âge ou les infirmités l’auraient rendu impropre au service, de ne pas passer à la misère ». Le salarié part à 55 ans (50 ans à la conduite, métier pénible). Les compagnies s’attachent le personnel, peu payé, par la promesse d’une retraite, qui fait partie du contrat de travail. L’État crée une Caisse de retraite pour la vieillesse. Le salarié se constitue un capital rémunéré à un taux attractif. Des entreprises complètent ou versent les cotisations.
1853 : régime de retraite des fonctionnaires
1910 : loi sur les retraites ouvrières et paysannes, mal appliquée.
1930 : régime général des assurances sociales, par capitalisation : le salarié investit dans les « fonds de pension » et le niveau de sa pension est déterminée par les spéculateurs.
1945 : le régime général de sécurité sociale, par répartition, est mis en place pour le secteur privé. Les actifs cotisent et versent aux retraités sous forme de pension, dont le niveau résulte d’une décision politique. Avant 1945, des régimes « spéciaux » offraient une meilleure protection. Ils sont conservés, dans l’attente d’être rattrapés par le régime général qui devait être amélioré…
1962 : mise en place d’un régime complémentaire qui améliore la pension. ARRCO et AGIRC, obligatoires en 1972, versent 54 milliards d’€ par an (en plus des 76 du régime de base)
1972 : minimum de pension, garanti au salarié ayant cotisé 37,5 ans
1983 : retraite à 60 ans pour tou(te)s. A cette époque, le nombre de cotisants (en millions) s’élève à 16,6 pour le privé, 2,3 non salariés, 4,3 fonction publique et 0,5 régimes spéciaux.
La part des retraites dans le PIB ne cesse d’augmenter : 5,4% en 1959, 7,3% en 1970, 11,7% en 2000 et 12,1% en 2007.
… puis la régression sociale des retraites depuis 1993
Le Medef veut « détricoter » les acquis de 1945, le programme du Conseil National de la Résistance qui a mis en place une efficace protection sociale échappant aux profits et organisant des solidarités. Il s’y emploie avec l’appui du gouvernement. Plusieurs contre-réformes remettent en cause le système par répartition en le fragilisant. Elles ont été imposées l’une après l’autre, en visant à chaque fois une partie seulement des salariés afin de diviser pour régner, d’éviter une réaction d’ensemble.
1993 : le privé avec les mesures Balladur.
- la pension est calculée sur les salaires des 25 meilleures années et non des 10 meilleures. Dans les 15 années supplémentaires figurent des années plus mauvaises tirant la pension vers le bas. Même dans le cas d’une carrière étale, la pension baisse car le salaire touché quelques dizaines d’années auparavant vaut moins puisque revalorisé seulement sur la base des prix, et non plus sur les salaires (mesure mise en place dans les faits depuis 1987).
- passage de 37,5 ans à 40 ans de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein (50 % du salaire annuel moyen) entre 60 et 65 ans. Il faut 40 ans de cotisation pour continuer à partir avec 50% du salaire. Partir à 37,5 ans ne permet de toucher que 46,87%, soit une perte de 6,25%.
- indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires. Cette mesure ne touche pas tout de suite le jeune retraité, mais il ne profite plus d’une solidarité entre pension et salaire. Petit à petit, sa pension perd du pouvoir d’achat qui se cumule avec le temps et s’élève à 20% sur 20 ans.
- décote de 10% par année manquante. De façon transitoire, jusqu’en 2003, la durée d’assurance pour une carrière complète reste fixée à 37,5 ans qui reste le seuil pour calculer le nombre d’années manquantes dont chacune coûte 10% de la pension ! En 2003, la décote sera ramenée à 5%, mais s’appliquera aux années manquantes pour arriver à 40 ans de cotisation.
Toutes ces mesures se cumulent : en moyenne elles ont fait baisser les pensions de 20% le jour du départ en retraite, puis la perte du pouvoir d’achat s’est amplifiée avec la désindexation sur les salaires (ajout de 20% de perte sur 20 ans).
En 1996, ce sont les régimes de retraites complémentaires qui réduisent le nombre des points accordés chaque année à leurs cotisants, limitant par là même la retraite qu’ils leur verseront plus tard. Ainsi en 1990, 100 F de cotisations à l’ARRCO attribuaient un droit de 9,60 F (rendement de 9,6 %) ; en 2009, 100 € de cotisation ouvrent un droit de 6,60 € (rendement de 6,6 %). Le nombre de points acquis par les salariés diminue, et la valeur monétaire du point, indexée seulement sur l’indice des prix, perd de la valeur. C’est la double peine : moins de points et valeur du point en baisse.
En 1999, le rapport Charpin a calculé les conséquences de cette contre-réforme en 2040 : baisse de moitié du taux de remplacement des pensions complémentaires.
Informations complémentaires :
- la soi-disant équité : les cadres supérieurs ont été intégrés à l’AGIRC en 1991, avec le principe selon lequel une même cotisation doit donner les mêmes droits au niveau du Smic et à 8 fois le plafond de Sécurité sociale, ce qui a instauré de fait un transfert de fonds de l’ARRCO (régimes de tous les salariés) vers l’AGIRC (les seuls cadres).
- AGFF : ces régimes complémentaires n’ouvrent des droits qu’à 65 ans. Pour combler les 5 ans entre 60 (âge légal de départ, utilisé réellement dans le privé) et 65 ans, une AGFF (association pour la gestion du fonds de financement) s’est mise en place. En 2009, pour 100 € de cotisations de retraites complémentaires (incluant les cotisations AGFF), le rendement était de 5,25 % pour un non cadre gagnant 26 700 €, de 6,15 % pour un cadre supérieur gagnant 200 000 €.
2003 : la fonction publique subit le même sort que le privé en 1993 :
- passage de 37,5 ans à 40 ans de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein (75 % du dernier salaire touché pendant au moins 6 mois) entre 60 et 65 ans, applicable en 2008 (mise en place progressive sur 5 ans). Certaines professions (dites actives) maintiennent les départs à 55 ans.
Avec un calcul de la pension sur 37,5 ans, une durée moyenne de cotisations de 37 ans (exemple proche de la réalité) permettait d’obtenir 74% (37 ans x 2% apporté par chaque année travaillée).
Avec le calcul sur 40 ans, chaque année n’amène plus que 1,875% (75% / 40 ans), et la pension ne représente plus que 69,4% (37 ans x 1,875%)… et 59% avec la décote. Le passage à 41 ans en 2012 fera encore baisser la pension : chaque année apporte 75/41 = 1,829% et la pension diminue à 67,7%… et 54,1% avec la décote, soit une de 27% de la pension.
- indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.
- décote de 5% par année manquante en 2015 (mise en place progressive sur 10 ans…)
Et, pour tous les salariés : allongement quasiment automatique de la durée de cotisation en fonction de l’augmentation de l’espérance de vie.
La loi impose le maintien du rapport, constaté en 2003, entre les 40 ans de cotisations et les 22,39 ans d’espérance de vie (soit 40/22,39=1,8). Tous les 4 ans, l’évolution de ce rapport est regardée et une décision d’augmentation de la durée de cotisation est imposée pour le maintenir constant. En 2008, l’estimation qu’en 2012, l’espérance de vie après 60 ans serait à 23,74 ans (soit 1,35 an en plus par rapport à 2003) a amener le gouvernement a répartir le 1,35 an en 1 an de cotisation (qui passe à 41 ans) et 0,35 an de plus de durée de retraite. L’augmentation de l’espérance de vie a été répartie en ¾ pour la durée de cotisation et ¼ pour la durée de retraite. Le même calcul devrait conclure à une durée de cotisation de 41,5 ans en 2020.
2007 : les régimes spéciaux se rapprochent de la fonction publique.
- passage de 37,5 ans à 40 ans (de façon progressive 40 ans en 2012 puis 41 ans en 2016) de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein (75 % du dernier salaire touché pendant au moins 6 mois).
- indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.
- décote de 5% par année manquante
Pour faire accepter la contre-réforme par certaines organisations syndicales, des compensations ont été accordées. A la SNCF, par exemple : augmentation du dernier salaire par la création d’un échelon (attribué automatiquement à l’ancienneté) supplémentaire, augmentation de la pension par l’intégration de petites parties de primes dans le traitement… Mais elles ne compensent pas grand-chose : la contre-réforme fait baisser la pension de 19%. Pour bénéficier du même niveau de pension qu’avant, le cheminot doit travailler 2,5 ans de plus.
Conséquences de ces contre-réformes
Quoi qu’en disent le Medef et le gouvernement, l’objectif des contre-réformes est de baisser le niveau de la pension par rapport au salaire. Dans une période de chômage où les départs réels du travail s’effectuent entre 58 et 59 ans, les durées réelles de cotisation (statistiques et prévisions du COR) :
- sont de 37,5 ans aujourd’hui,
- augmenteront à 38,75 ans en 2020,
- puis baisseront progressivement à 37 ans en 2035 et au-delà.
Toutes les mesures du gouvernement pour faire semblant de faire travailler les plus anciens n’ont aucune influence sur le fond, le taux de chômage, mais transfèrent ces anciens d’un statut à l’autre.
Voici par exemple l’effet des mesures pour diminuer le nombre de préretraités : le nombre de chômeurs dispensés d’emplois augmente (essentiellement les plus de 58 ans, car leur âge rend très improbable la possibilité de trouver un travail) et l’ensemble des personnes hors activité augmente. [cF TABLEAU DANS DOC PDF]
Toutes les statistiques le montrent :
- La pension représentait 79% du salaire avant les contre-réformes, 72% en 2007 et serait de 65% en 2020 et 59% en 2050 (selon le COR). Bien sûr, cela pénalise plus les personnes aux carrières heurtées ou interrompues, notamment les femmes dont seulement 39% ont pu valider 37,5 ans (contre 85% des hommes), mais aussi les chômeurs, précaires, petits boulots, temps partiels…, les jeunes qui débutent tard dans la vie active (études, chômage…) : début à 25 ans + 42 ans de cotisation = retraite à 67 ans ? Et aussi les métiers pénibles à la faible espérance de vie.
- Le pouvoir d’achat des retraités, entre 1994 et 2004, a baissé chaque année de :
- 0,3% pour le régime général de base et
- 0,6% pour les complémentaires,
- 0,5% pour les fonctionnaires.
Si nous laissons faire, l’avenir qu’ils nous réservent sera la même chose : la durée de cotisation sera toujours de 37 ans selon un constat partagé du COR et la pension en 2035 se calculera sur la base de 37/42 de la pension entière, soit 88%, auquel il faut retirer 3 x 5% = 15% de décote.
En prenant l’exemple d’une pension entière de 1 000 € avant les contre-réformes, les 37/42ème attribuent une pension de base de 880 € et la pension réelle avec décote de 15% à 748 €, soit une baisse de 25%.
La France n’est pas isolée. Il faut y voir les conséquences d’une mondialisation qui généralise l’austérité pour les salarié-es afin d’augmenter les profits de quelques-uns, et la remise en cause d’une protection sociale s’appuyant sur des cotisations sociales et de la retraite par répartition.
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