De nouvelles têtes émergent dans le paysage syndical-Nord Eclair…
12 février, 2009
SUD-SOLIDAIRES
De nouvelles têtes émergent dans le paysage syndical
Publié le jeudi 12 février 2009 à 06h00
François Bodart (Sud Éducation) et Christian Mahieux (Sud Rail). Les syndicats Solidaires font émerger de nouveaux visages
Ils veulent transformer l’essai. Après les manifestations du 29 janvier, les militants de Sud-Solidaires veulent poursuivre le mouvement. L’assemblée générale du comité régional s’est achevée hier. Il faudra compter avec eux.
D’ordinaire, les assemblées générales de l’organisation prenaient la même forme que celles d’une asso ordinaire : rapport financier, rapport moral… Cette année, l’AG du comité régional de Solidaires, qui s’est achevée hier à Arras, a duré deux jours. Une grande partie a porté sur l’actualité. Et pour cause.
Sud Solidaires revendique désormais 9 000 adhérents dans le Nord - Pas-de-Calais. L’organisation prend de l’ampleur, mais n’est pas considérée légalement comme représentative, à la différence des cinq autres grandes centrales (CGT, CFTC, CFDT, FO et CFE-CGC), comme le stipule un texte datant de… 1966. Il faudra compter avec eux. Tel est le message adressé hier par les militants de Solidaires.
« Ce sont des chiffres en progression régulière, affirme François Bodart, de Sud Éducation. Cela a été difficile, mais nous ne sommes plus seulement représentés dans le public : nous avons créé des sections dans le privé ». Un exemple : La Redoute, où Sud compte 300 adhérents.
Le développement de Sud dans le paysage syndical n’est pas toujours bien apprécié, y compris des autres confédérations. « On n’a pas les mêmes moyens et nous ne sommes pas toujours bien vus », indique Patrick Budzynowski, de Sud Sevelnord (automobile).
Malgré une différenciation affichée vis-à-vis des autres organisations syndicales, Sud Solidaires appelle à l’unité pour donner une suite aux manifestations du 29 janvier.
Suppressions d’emplois dans l’industrie et la vente à distance, « destruction » du service public de l’éducation, « il y a urgence ! », lance Christian Mahieux (Sud Rail), membre du secrétariat national de Solidaires. « Le chômage explose, les salaires et les minima sociaux ne permettent pas de vivre décemment. Il n’est pas possible de continuer comme ça ! » Le 19 mars, ils seront de nouveau dans la rue. Pas seulement pour mesurer leur audience.
MATHIEU HÉBERT
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