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Rafles, expulsions, dénonciations, stigmatisations d’une partie de la population, propos haineux, « propositions » totalement démagogiques et inapplicables : le gouvernement a franchi ces dernières semaines un cap dans la mise en œuvre d’une politique qui rappelle les heures les plus sombres de l’Histoire contemporaine.

La succession de déclarations contre les gens du voyage, contre les Roms, et l’amalgame éculé entre immigration et délinquance, sont de misérables calculs politiciens pour flatter une partie de l’électorat. Français-e-s d’origine étrangère et étranger-e-s sont désigné-e-s comme responsables de tous nos maux.

Cette radicalisation vers l’extrême-droite a aussi pour but d’essayer de faire passer au second plan des dossiers bien plus gênants pour les gouvernement : le projet de loi sur les retraites qui attaque directement tous les salarié-e-s, la multiplication des mesures antisociales qui visent à faire payer la crise par la seule population, l’affaire Woerth-Bettencourt, ses milliards d’euros, ses coffres en Suisse, ses enveloppes discrètes, …

Estrosi, « Ministre d’Etat », se permet de déclarer publiquement qu’il faut choisir entre «  être français ou voyou » ; il est bien silencieux face à ces voyous de patrons qui jettent à la rue les salarié-e-s, escroquent la Sécurité Sociale, et, par les accidents du travail dont ils sont responsables, tuent au boulot des milliers de travailleurs/ses chaque année !

Si les politiques d’immigration restrictives sont menées de concert dans toute l’Union Européenne, la France est le seul pays à avoir instauré un Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, dont la longueur du titre dissimule mal la véritable vocation liberticide à l’égard des immigré-e-s. Eric Besson, succédant à Brice Hortefeux à la tête de ce ministère, restera comme le serviteur le plus zélé de cette politique sarkozyenne. Après l’échec du débat nauséabond sur l’identité nationale, la fermeture de la « jungle » de Calais, il lance une nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Ce nouveau projet de loi introduit pour les étrangers des régimes d’exception qui vont au-delà des 3 directives européennes, déjà scandaleuses (directives Retour, Carte bleue européenne, Sanctions).

Encore plus détestable que la directive de la honte

La directive « Retour » (que nous qualifions de directive de la honte) prévoit que l’enfermement des migrants, menacés d’expulsion, peut durer jusqu’à 18 mois, mais recommande qu’elle soit la plus courte possible et limitée au risque de fuite du migrant pendant la préparation de son départ. Eric Besson fait du zèle et veut ajouter la possibilité d’allonger le temps en centre de rétention, en passant de 32 jours aujourd’hui à 45 jours, pour des motifs flous de « menace à l’ordre public ». De même, suite à l’arrivée de kurdes sur les côtes corses en janvier 2010, le gouvernement Sarkozy veut élargir le périmètre de la zone d’attente (espace où les étrangers sont en quelque sorte en transit en attendant l’autorisation ou non d’entrer sur le territoire national : il s’agit notamment des aéroports, gares, ports…) au « lieu de découverte des migrants jusqu’au point de passage frontalier le plus proche ».

Limitation du pouvoir du juge des libertés et de la détention

Le juge des libertés et de la détention, contrôle le respect des droits des personnes en cas d’arrestation, de placement en garde-à-vue et de maintien en centre de rétention ou en zone d’attente. Le projet Besson veut donner tout pouvoir à l’administration au détriment du juge, en passant de 48 heures à cinq jours le délai de sa saisine pour décider du bien fondé ou non de la rétention. Quant au cas de nullité pour irrégularité de procédure, celle-ci ne sera possible que si «  elle présente un caractère substantiel et au eu pour effet de porter atteinte aux droits des étrangers », et qu’une seule fois, lors de la première comparution devant le juge.

Renforcement du bannissement de la forteresse européenne

L’instauration d’une interdiction de retour dans l’Union européenne, tirée de la directive Retour (pendant une période de 2 à 5 ans), peut se cumuler avec une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Et comme si cela ne suffisait pas, les quelques protections juridiques européennes reconnues aux migrants disparaissent du projet de loi Besson. Ce dernier ne reprend ni les possibilités de recours suspensif, ni les catégories de personnes protégées, ni les règles d’abrogation ou d’annulation de la mesure d’interdiction de retour. Quant au délit de solidarité et d’aide aux étrangers, il subsiste toujours et les poursuites sont toujours possibles.

Le marché aux esclaves qualifiés

La politique « d’immigration choisie » vise à favoriser l’immigration d’une main d’œuvre qualifiée (au minimum à BAC+3) en fonction des besoins du patronat. Mais, dans les branches dites « en tension » où les employeurs ne trouvent pas facilement des « nationaux » acceptant de travailler pour des salaires de misère, le patronat pratique la « délocalisation sur place » en surexploitant une main d’œuvre immigrée sans titre de séjour et sans droits sociaux. Les travailleurs sans papiers en grève pendant 9 mois en 2009/2010 l’ont magistralement dénoncé.

Ils et elles vivent et bossent depuis des années en France, elles et ils doivent être régularisés sur simple demande pour en finir justement avec le dumping social pratiqué par ces employeurs tirant profit de la « misère du monde ».

Citoyenneté sous condition

Les termes du débat entre « assimilation » et « intégration » sont au fondement des choix politiques en matière d’immigration. Depuis 2003, avec les lois Sarkozy, on est passé d’une conception intégrationniste impliquant pour l’Etat une obligation de stabilité juridique envers les étrangers résidant durablement en France, à une logique d’assimilation/injonction déniant toute légitimité à l’identité d’origine et conditionnant le droit de séjour à des gages de bonne conduite « républicaine ». Ce pouvoir discrétionnaire est symbolisé par le contrat d’accueil et d’intégration. En effet, ce « contrat » est un véritable jeu de dupes, car il s’impose aux étrangers mais sans aucun recours contre l’Etat qui ne favoriserait pas l’égalité de traitement avec ses propres citoyens. _
Au contraire, les immigrés sont toujours stigmatisés comme une menace pour la cohésion nationale. Dans le projet de loi Besson, ils doivent donner de nouveaux gages en signant une « charte des droits et des devoirs du citoyen français » et les conjoint-e-s de Français-e-s devront attendre 8 ans avant de pouvoir prétendre à la nationalité française.

Pour une riposte globale

Les combats du Réseau Education Sans Frontières contre l’expulsion des jeunes scolarisés et de leur famille, celui du collectif Uni(e)s Contre l’Immigration Jetable (UCIJ) contre les lois anti immigré-e-s, les campagnes contre le racket des cotisations sociales ou pour la suppression du Ministère de l’Immigration, les grèves des travailleurs et travailleuses sans papiers pour leur régularisation, ou encore les campagnes pour le droit de vote des immigré-e-s, sont autant de fronts de résistance indispensables, pour l’égalité des droits.

Mais si toutes ces batailles partielles permettent d’arracher de nouveaux droits, la question d’une lutte globale ciblant la logique d’ensemble des politiques anti-immigré-e-s et leur fondement idéologique devient cruciale pour qu’advienne un autre « vivre ensemble ». La création d’un front large de mobilisation contre les dernières mesures xénophobes et sécuritaires de Sarkozy est une avancée dans cette perspective. Cette unité doit se retrouver dans les entreprises et les localités pour agir ensemble, concrètement : pour des droits égaux en matière de travail, logement, éducation, santé, vote, protection sociale…

Le gouvernement a recours à la vieille tactique du bouc émissaire, et se sert des étrangers comme épouvantail. Ne laissons pas faire, stoppons cette dérive sans tarder !

 


Nous n’oublions pas la Première République de septembre 1792, qui fut proclamée suite à la révolution du 10 août 1792 et qui engendra la Déclaration de l’Homme et du Citoyen de juin 1793, porteuse d’une véritable égalité des droits. Nous savons aussi comment les troisièmes et quatrièmes Républiques, notamment à travers les guerres coloniales, mirent à bas ces principes.

Le gouvernement Sarkozy franchit aujourd’hui une ligne jaune que la droite n’avait pas osé piétiner depuis des décennies. L’article 1 de la Constitution proclame que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » : et le gouvernement ose se réclamer de cette Constitution ?

Bonjour tout le Monde

22 août, 2010

Ce nouveau clip Solidaires a été réalisé dans le cadre de l’emission TV “Expression directe”. Cette vidéo (de 2 minutes) sera diffusée :
- Le mardi 24 août à 13h50 sur France 2
- Le vendredi 27 août à 22h30 sur France 5
- Le samedi 28 août à 17h00 sur France 3

                       

 

Vous pouvez nous contacter

Local Syndical

03 27 22 69 97   Poste interne 37 69 97

                 

Union Syndicale Solidaires

84 rue Cambrais 59000 Lille

M.DELHAYE Henri

Secrétaire Général Sud auto Sevelnord , Sud industries 59

              

Mail : sudautosevelnord@live.fr  

 

 

 

   

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 Vous trouverez en cliquant dans “Documents joints” le numéro 42 de Solidaires en action, bulletin destiné aux adhérent-e-s de nos syndicats Solidaires.2010-6-28-solidaires-en-action-421

Au sommaire :

* Retraite : la lutte continue pour le retrait du projet de loi !
* Marche mondiale des femmes : belle réussite en France.
* Par la grève, les 40 salariés de Cyel gagnent…
* Commerces parisiens : grève unitaire le 1er jour des soldes.
* Psychiatrie : un projet de loi inacceptable.
* Fonction publique : déclaration intersyndicale.
* Soutien aux postiers du 92 !
* Deux journalistes mis en examen, en moins d’une semaine.
* Arrestation dans les locaux de Pôle-Emploi.

 

Communiqué Solidaires

Clic sur le lien pour ouvrir le communiqué en format  PDF :http://www.solidaires.org/IMG/pdf/20100624193215_dfgtzert.pdf

La journée de mobilisation interprofessionnelle du 24 juin appelée par la CGT, la CFDT, la CFTC, la FSU, l’UNSA et Solidaires a connu une très forte mobilisation.

Le nombre d’arrêts de travail dans le secteur privé, les chiffes de grèves dans le secteur public, le nombre de manifestant-es (deux millions) dans tout le pays : tout indique qu’un saut qualitatif important a été franchi dans la construction du rapport de forces. Le gouvernement misait sur l’approche de la période estivale pour afficher le soutien de la population à son projet, il en est pour ses frais !

Les manifestant-es ont exprimé leur refus de l’injustice que constitue ce projet de loi. Le gouvernement a pendant des mois martelé dans sa propagande que ce serait une réforme juste, faite au nom de l’équité : depuis la publication du projet de loi le 20 juin dernier, chacun et chacune a pu mesurer que cette réforme était profondément injuste et qu’elle pénaliserait les salariés les plus défavorisés, les moins bien payés, les plus précarisés, en particulier les femmes et les jeunes générations. Cette réforme est faite sur mesure pour « rassurer les marchés » financiers ; elle s’inscrit dans le plan d’austérité que le gouvernement veut nous faire avaler : report de l’âge légal de la retraite, allongement du nombre d’annuités, baisse du niveau des pensions, blocage des salaires des fonctionnaires, nouvelles annonces de suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… Pendant ce temps, une minorité de privilégiés, les actionnaires et les grands patrons, s’enrichissent toujours plus.

 Oui, il est possible de financer notre système de retraite par répartition, de maintenir les 60 ans et les régimes spéciaux, de revenir sur les réformes de 1993, 2003 et 2007 : pour cela, il faut une autre répartition des richesses !

Pour l’Union syndicale Solidaires, la pression sur le gouvernement doit se développer pour lui imposer le retrait de ce projet de régression sociale.

Pendant l’été, les initiatives doivent se poursuivre dans tout le pays, en particulier autour du 13 juillet, lors de la présentation en conseil des ministres du projet de loi. Le succès d’aujourd’hui doit permettre de nouveaux rendez-vous de grève interprofessionnelle pour la rentrée.

Pour imposer le retrait de ce projet, il faut préparer un mouvement d’ensemble, une grève générale : c’est le rapport de forces qui obligera le gouvernement à céder. Pour l’Union syndicale Solidaires, c’est lors du démarrage du débat parlementaire en septembre que nous devrons construire une mobilisation encore plus forte. Dans ce sens, l’Union syndicale Solidaires proposera lors de la prochaine intersyndicale qu’une date de mobilisation interprofessionnelle le plus tôt possible en septembre soit d’ores et déjà fixée.

 


Contre le projet de loi inacceptable,

Mobilisation générale !

                                     Tout le projet est basé sur la conception patronale ! 

 Clic sur le lien pour ouvrir le Tract solidaires le format PDF: tract-retraite-62-ans-le-24-juin-2010

 

 

 

 

 

AUGMENTER LA DUREE D’ACTIVITE, EN REPARTISSANT EQUITABLEMENT L’EFFORT ENTRE LES SALARIES

.

1. Porter l’âge légal de droit commun à 62 ans en 2018, en l’augmentant

chaque année de 4 mois à partir de la génération 1951, et augmenter

parallèlement de deux ans l’âge d’annulation de la décote.

2. Relever l’âge d’ouverture des droits dans la fonction publique et dans les

régimes spéciaux :

-

relèvement à 62 ans en 2018 pour tous les fonctionnaires dont l’âge

d’ouverture des droits est aujourd’hui de 60 ans ;

-

relèvement de manière parallèle à l’âge légal de droit commun pour

tous les fonctionnaires en « catégorie active » : passage à 52 ans

lorsque l’âge d’ouverture des droits est de 50 ans ; à 57 ans lorsque

l’âge actuel est de 55 ans etc.

 

Suite clic sur le lien pour ouvrir le format PDF:synthese-de-la-reforme-des-retraites

 

 

DOSSIER de presse

Réforme des retraites 16 Juin

clic sur le lien pour ouvrir le Dossier de Presse format PDF : dossier-de-presse-reforme-des-retraites-16-juin

 

L’an dernier PSA et Renault bénéficiaient de prêts à taux préférentiels de l’État à hauteur de six milliards d’euros (trois milliards pour chaque groupe) pour les aider dans la crise financière ce notamment en contrepartie d’engagements sur la non-fermeture d’usines en France. Mieux depuis plusieurs mois, les deux groupes via leur président respectif appelait Christian Estrosi du pied pour un remboursement anticipé de ce prêt. Le ministre de l’industrie déclarait alors qu’il allait étudier le dossier avant de valider la chose. Finalement ce week-end, lors d’une émission sur Europe 1, Carlos Ghosn a dévoilé le premier montant que devrait verser les deux groupes.
Et finalement, PSA et Renault qui se suivent depuis le début devraient initialement rembourser une somme de 500 millions d’euros, montant avancé ce week-end par Carlos Ghosn.

“Nous souhaitons qu’au moins le premier remboursement se fasse ensemble avec PSA Peugeot Citroën, à peu près de même montant et dans les mêmes délais, avant la fin de l’année et ce à hauteur de quelques 500 millions d’euros“, a confié Carlos Ghosn lequel a aussi anticipé des chiffres confiant que “si on envisageait 3 % de taux de croissance sur le marché automobile en Europe ces prochaines années, on n’en a plus que 1,5 % ou 2 % ”ou encore que” l’abaissement des prévisions de ventes en Europe ne devrait pas avoir d’impact social” sur le groupe car “il y a une compensation par l’export dû à l’affaiblissement de l’euro“.

 

 


Vos commentaires

 

 

HD a écrit :” comme ça, plus personne ne pourra rien leurs dire quand ils délocaliseront “

IL faudrait pouvoir délocaliser les pauvres également, comme ça les gauchos n’existerait plus!!

 

http://www.lesindiscrets.com/images/bulle-commentaire-gris-bas.gif

 HD a écrit :” comme ça, plus personne ne pourra rien leurs dire quand ils délocaliseront “

Ils ne délocalisent plus , ils localisent voir l’usine Peugeot en Chine pour la voiture électrique exclusivement réservée au marché chinois . L’aide a bien été utile et les actionnaires vont de nouveau bien se goinfrer merci ….

 

 

Solidaires Industrie

Juin 2010 Sommaire : Retraites ouvrières : de qui se moque-t-on ? DAUNAT : les sandwichs en grève ! Pas question de se contenter des miettes ! Inégalités, vous avez dit inégalités ? L’égalité professionnelle hommes-femmes : un enjeu aussi dans (…)

suite

 

 

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Journal de l’Union syndicale Solidaires Industrie n°19

 

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